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Startups et innovation – Reportage

Startups et innovation – Reportage

Posté le 8 novembre 2019

TCWH était présent à deux évènements de la communauté des accélérateurs de startups ces dernières semaines : le sommet des startups et de l’innovation organisé par Euratechnologies à Lille dans le cadre des célébrations de son dixième anniversaire et InnoGeneration le grand show annuel de BPI France à Paris.

Ce qui est intéressant c’est de constater à quel point le modèle économique des startups comme créateur de valeur et d’innovation est devenu une évidence mais que le mouvement est très encadré par les institutions et que les discours sont souvent plus politiques que portés par des convictions entrepreneuriales. Ce qui laisse une impression de déjà-vu et d’une ambiance un peu désuète là où on aimerait partager une vision de l’avenir et une vraie dynamique de création. C’est peut-être le reflet de la french touch

Il y a eu quelques moments particulièrement intéressants pendants ces deux évènements que nous partageons ici avec vous, qui concernent les thématiques adressées par TCWH comme l’innovation au cœur du business model, ou le développement de la relation commerciale avec les grands comptes.

#1 Euratechnologies : sommet des startups et de l’innovation.

Luc Julia, VP innovation de Samsung Electronics qui dirige depuis 2012 le centre de recherche de Samsung en Californie est venu parler de son dernier livre « L’intelligence artificielle n’existe pas ». Son exposé est structuré par une illustration très réussie du cheminement de l’intelligence artificielle depuis l’invention de la Pascaline par le célèbre mathématicien Blaise Pascal, la première machine à calculer de l’histoire en 1642. L’exercice bien rôdé est séduisant et se veut rassurant. C’est un parcours de l’intelligence artificielle qui revient sur les victoires de la machine sur l’homme aux jeux d’échecs et au jeu de go qui permet à Luc Julia de développer son sujet qui est de maintenir l’Homme, l’humain, au centre de l’intelligence artificielle. Comme seul maître à bord. Et de dénoncer l’absurdité économique de l’utilisation du tout machine via la comparaison entre la consommation énergétique d’un super data center avec la consommation énergétique du cerveau humain. Ce qui en passant confirme le caractère limitant et stratégique de la puissance énergétique.

Il met en garde également la communauté entrepreneuriale sur le possible biais des data qui sont utilisés dans les applications de l’intelligence artificielle comme la triste et heureusement courte expérience du premier chabot de twitter qui avait utilisé un scwitchboard conservateur du sud des états unis dans les années 50.

Selon Julia « l’inexplicable en IA n’existe pas », « dès que l’on crée des algorithmes il y a des formules mathématiques derrière ».

Il en profite pour écorcher le projet de voiture autonome Wemo de la star californienne de la tech en déclarant que la voiture autonome de niveau 5 n’existera jamais

Et il termine son jeu de piste par l’intelligence augmentée qui selon lui est une augmentation de nos métiers par l’intelligence artificielle (toujours l’humain au centre du jeu), et de conclure par « C’est nous qui avons le contrôle et c’est nous qui décidons ».

#2 Innogeneration (voir l’article suivant)

TCWH, octobre 2019